Mobilisation IADE le 16 septembre 2021.

Une femme de dos parle dans un mégaphone

11/09/2021

Pendant la période estivale, le SNIA et les représentants de la filiére infirmiére-anesthésiste sont restés activement mobilisés.

Les auditions parlementaires se sont enchainées, les différentes organisations ainsi que les collectifs regionaux ont été auditionnés par les inspecteurs de l‘Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS).

Cette mission IGAS qui doit notamment explorer notre champ professionnel est également chargée d’évaluer les dispositifs de pratique avancée, de protocoles de coopération et I’éventualité de l’émergence d’une profession intermédiaire.

Beaucoup de thémes, pour une mission qui s’ajoute aux multitudes de rapports commandés par l’exécutif à ce service interministériel… Malgré des mois de propositions en vue de |’émergence d’un statut professionnel conforme à leur exercice, les infirmier(e)s-anesthésistes restent plus que jamais dans une dangereuse incertitude quant à leur futur !

Ce constat amer s’opére alors que depuis plus de 18 mois :

  • Infirmier(e)s-anesthésistes et étudiants se sont montrés indispensables dans la lutte contre les différentes vagues épidémiques grace à leur compétence et leur polyvalence en soins critiques. C’est encore le cas ces derniéres semaines auprés des populations d’Outre-mer fortement touchées par la 4 éme vague Covid.
  • La profession continue de garantir la qualité et la sécurité des soins en anesthésie dans un contexte démographique professionnel particuligrement dégradé dans les établissements de santé.
  • L’encadrement IADE permet, chaque jour, l’organisation et la plasticité de l’offre de soins sur tous les plateaux techniques.

Dans ces conditions c’est bien toute la filiére infirmiére-anesthésiste unie et résolue à obtenir un statut à la hauteur de sa pratique professionnelle et de son niveau universitaire qui est appelée a une journée de gréve et de mobilisation le 16 Septembre2021.

Le Conseil National du SNIA


Communiqué à destination de toute la filière infirmière-anesthésiste

Cher(e)s collègues,

Voilà presque 9 mois que les collectifs régionaux et les organisations IADE ont débuté un énorme travail pour la reconnaissance statutaire de notre profession.

Et où en sommes-nous ?

Après la publication de 2 rapports parlementaires plutôt contradictoires, nous sommes toujours dans l’attente d’un rapport IGAS dont les conclusions sont attendues courant septembre, mais suspendu à la décision finale de M. Véran.

S’ajoute à ce tableau la Loi dite « Rist » ou « Ségur » qui annonce le décloisonnement des professions de santé et la réforme de leurs formations mettant en jeu la survie de la profession d’IADE et de sa réglementation sécuritaire et protectrice.

À cela s’agrègent les différents reclassements indiciaires du Ségur qui ne correspondent absolument pas aux compétences et au niveau d’études des IADE, sans oublier ceux d’entre nous qui se retrouvent totalement exclus de ces réformes.

Notre statut dans le code de la santé publique réduit notre pratique quotidienne à un seul statut d’exécutant ! Est-ce cela que nous souhaitons pour notre profession dans le futur ? D’autres professions évoluent. Resterons-nous une nouvelle fois sur le quai de la gare ou prendrons-nous enfin le train en marche avant qu’il ne s’en aille définitivement ?

Depuis des années, par notre unité, notre détermination, nous sommes les acteurs de l’évolution et de la défense de notre profession. Aujourd’hui, le combat légitime est encore long, mais inutile si nous ne nous mobilisons pas fortement.

La ténacité d’une poignée d’IADE dans les organisations et dans les collectifs ne suffira pas.

Le rapport de force doit aussi se faire dans la rue et dans nos blocs, nos SMUR, nos salles de déchocage… L’ensemble de la profession doit se sentir concerné et doit se mobiliser. C’est notre avenir qui est en jeu.

Nous devons réaffirmer et obtenir une véritable reconnaissance à la hauteur de nos compétences : un STATUT APPROPRIÉ EN ADÉQUATION AVEC NOTRE PRATIQUE QUOTIDIENNE.

« On ne peut jamais prévoir les résultats d’une action, mais si vous ne faites rien, il n’y aura pas de résultat »
Gandhi

Rendez-vous à Paris le 16 septembre