
Paris, le 03 décembre 2021
Après 3 semaines d’une grève nationale dure, la journée du 25 novembre fut une réussite dans toute la France.
Les manifestations ont réuni des milliers d’infirmier(e)s-anesthésistes. Que ce soit à Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Arras, Toulouse, Lille, (…) les IADE ont répondu présents et ont fait entendre leur mécontentement dans la rue.
Notre droit de grève trop souvent bafoué ces derniers mois, a été ardemment défendu notamment en refusant les assignations non valides et abusives. Sous différentes formes, la communication a été au centre du mouvement : tractages et information destinés aux patients ainsi qu’à leurs accompagnants, campagnes de sensibilisation sur les réseaux sociaux et auprès du grand public.
Depuis le début de la grève de novembre, les contacts avec le ministère et les organisations médicales étaient, au mieux, distendus. Cette journée d’action a été l’occasion de réaffirmer à nos interlocuteurs ministériels notre détermination.
Le ministère nous renvoie systématiquement aux conclusions du rapport IGAS qui accuse déjà plusieurs mois de retard. Cette mobilisation de novembre permet à la profession d’être prise au sérieux dans sa capacité à se mobiliser de manière efficace.
Seules des décisions politiques claires et ambitieuses pourront concrètement apaiser la profonde colère de la profession.
Toutes ces actions ne sont possibles que grâce à l’investissement de chacun. À nous de maintenir une « juste » pression tout en gardant à l’esprit qu’il faudra possiblement durcir le mouvement en fonction des échéances du mois de décembre et des réponses ministérielles.
Les semaines à venir seront cruciales.
Devant cette grève dure dans ses actions et sa durée, chaque équipe doit établir des stratégies d’adaptation selon sa situation et les conditions locales.
Cependant, la persévérance est la seule option !
Nous avons porté le combat de la reconnaissance dans nos blocs et nos SMUR. Les lignes n’ont jamais autant bougé, signe de l’efficacité de notre mouvement.
Nous voulons un statut adapté à nos pratiques quotidiennes et une rémunération digne de notre contribution au système de santé français : nous ne lâcherons rien !

